Anne Roekens et Benoît Majerus se penchent sur le sort des patients psychiatriques, touchés par une surmortalité hors norme pendant la première guerre mondiale en Belgique.
A travers le portrait d'Elise, nous nous rendons avec eux au milieu des archives d'asiles psychiatriques, à Merxplas où s'étire sur des hectares une ancienne colonie agricole qui a longtemps servi de dépôt de mendicité avant d'accueillir d'autres types de population fragilisées par les années de crise. Aujourd'hui, ce lieu renferme d'autres réalités. Des réalités implacables, témoins du prodigieux paradoxe dans lequel nous baignons en pensant avoir tiré les leçons du passé.
Normalement privé.e.s de considérations personnelles sur un sujet, sous peine que leurs propos soient accueillis de manière illégitime, Anne Roekens et Benoît Majerus osent ici donner une autre lecture à leur travail, donner voix à la rigueur scientifique autant qu'à la petite histoire, indubitablement liée à la grande.